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Une exception sénégalaise...

27 Juin 2011 , Rédigé par M.M.S. Publié dans #De l'Afrique...

      Je fais une légère entorse à ma retraite de ces lieux, juste le temps d’évoquer l’actualité brûlante du Sénégal. Je disparaîtrai après, au moins jusqu’à la rentrée. Promis.  

 

    L’on a tout dit ou presque sur la journée du 23 juin 2011 au Sénégal. J’aurais tout entendu : des commentaires les plus idiotement euphoriques et enthousiasmés aux prédictions les plus imbéciles ; j’aurais tout lu, tout vu : des analyses d’une mièvrerie et d’une vacuité d’autant plus accentuées qu’elles n’analysaient justement rien, se contentant de relater des faits sans en tirer des leçons, aux élans soudainement patriotiques, fulgurances d’un jour, énièmes hypocrisies sociales, donc. Allez faire un tour sur cette tribune de la honte qu’est Séneweb, et vous verrez.  Et l’instinct grégaire existe : beaucoup d’hommes ne trouvent leur courage que dans la masse indistincte. J’ai entendu parler de révolution. Connerie, évidemment. Ce mot est trop à la mode, il faut s’en méfier comme de la peste. Mais j’ai également lu des regards pertinents, mesurés, lucides –surtout lucides- et très aigus dans l’analyse. Séneweb n’est pertinent que lorsqu’il « importe » ses posts, ou quand de généreux donateurs daignent rehausser la qualité de ses articles. Je n’ai également pas manqué de rire. Ah, Farba, Maître El Hadj Diouf… Le 23 juin 2011, donc, fut une date historique de l’histoire du Sénégal. Je suis d’accord, mais pas toujours pour les mêmes raisons que celles, généralement banales et d’une déplorable platitude, que l’on a invoquées. Ah oui, j’oubliais : le 23 juin 2011, Zidane fêtait ses 39 ans. 39 ans de malédiction s’abattront sur vous si vous jugez cet événement mineur.

      Alors, qu’ai-je pensé, moi qui suis si prompt aux contre-réactions, de cette journée ? Justement, et là est le problème : pas grand-chose. Elle a juste eu, chez moi, le mérite de montrer concrètement une chose que je pense depuis longtemps.   

     En toute honnêteté, ayant vécu l’événement d’assez loin, je ne puis me permettre d’émettre quelque commentaire que ce soit sur la seule chose, finalement, qui vaille la peine d’être commentée : l’abnégation du peuple, celui-là même qui est sorti dans la rue. Le 23 juin 2011, je n’y étais pas. Quel qu’ait pu être mon bonheur, ce jour-là, de voir ce peuple historiquement pusillanime enfin esquisser, tout entier, un mouvement de refus, quelque noble et fort et vrai qu’ait pu être, ce jour-là, mon désir d’être dans la rue, quelque folle que fut mon envie d’être là-bas, quelle qu’ait pu être l’étendue de l’élan patriotique qui, ce jour-là, m’habita (et encore…), j’ai le sentiment qu’ils furent tous illégitimes. C’est moi-même qui étais illégitime à me fendre de démonstrations démesurées de joie. Je refuse d’être opportuniste. La solidarité d’intention, la solidarité d’esprit, même réelles, ne valent rien. Je ne crois pas à la compassion quand elle se pique d’embrasser le malheur des hommes, qui est toujours singulier, unique. Lisez les deux premières phrases d’Anna Karénine, remplacez « familles » par « hommes », n’oubliez pas de corriger les accords, et vous saurez ce que j’entends. Que l’on aille m’expliquer comment j’aurais pu « comprendre » cet homme qui a reçu des coups de matraque alors qu’au même moment, j’étais sur Facebook, occupé à chercher une sentence révoltée à mettre en statut sur mon profil (je ne l’ai pas fait, finalement, par manque d’inspiration, certainement, et par une inconsciente pudeur, peut-être, Dieu merci). La solidarité de douleur, cela n’existe pas. La solidarité de cœur, cela ne suffit pas. Cela ne suffit jamais. Chez d’autres, oui ; chez moi, non. Il eût fallu que j’y sois. Je ne crois qu’en cela : à la présence. Or, le 23 juin 2011, je n’y étais pas. Etais-je fier d’être sénégalais ce jour-là ? Je réponds clairement non. Je n’en avais ni le droit, ni même le sentiment. Je n’ai rien fait. Quant à ceux qui ont manifesté, je ne sais pas s’ils avaient à être fiers. De quoi pourraient-ils être fiers ? D’avoir dit non ? Etre fier quand on est obligé de se battre pour rester dans son bon droit, être obligé de prendre des coups pour qu’une loi si imbécile ne soit pas votée, sont des signes de défaillances antérieures, nées de ce que l’on a trop laissé faire, de ce que l’on a été pusillanime lorsqu’il ne fallait pas, de ce que l’on a fait d’ahurissantes concessions, qui confinent à une bêtise à laquelle seule la servilité et le fatalisme peuvent mener. Il ne fallait tout simplement pas en arriver là. En dix années, j’ai vu mon peuple supporter l’insupportable, soutenir l’insoutenable. J’ai d’abord cru que c’était par un respect fort des institutions, par une souscription aux principes de la démocratie. Il a fallu que ceux-ci soient foulés aux pieds, sans que mon peuple ne réagisse, sans même qu’il semble s’indigner, pour que je me rende compte de sa paresse intellectuelle, de son apathie, de son goût pour le discours et de sa peur des actions. Le 23 juin, j’étais soulagé. Mais pas fier, l’épithète est trop grande. Juste soulagé. Car ce peuple n’était pas mort. Il lui restait une once de cette valeur qu’il a souvent voulue incarner, que ses rhapsodes ont chantée à travers les siècles, mais que je n’ai vue que trop rarement : l’honneur. Comme quoi, même la faiblesse a ses limites. Comme quoi, il est un point où l’élémentaire conscience de son statut d’être humain (et non de mouton) resurgit, et dit non. Comme quoi, et ce que je vais dire est grave, j’espère que vous vous en rendez compte, mais c’est la triste réalité, même les sénégalais savent riposter, dire non, se révolter, autrement que par des palabres à l’ombre de quelque ‘’niim’’, autour du thé. Etais-je heureux ? A peine. Et d’un bonheur différent.

     Un bonheur différent donc. Il est né de ce que cette journée a battu en brèche un certain nombre de mythologies quant au statut du Sénégal en Afrique. Je m’arrache les cheveux à chaque fois que j’entends (de la bouche de mes compatriotes, surtout) parler « d’exception sénégalaise. » « Exception sénégalaise. » La formule est osée. Elle suinte la prétention et la suffisance, dégouline de condescendance,  flirte dangereusement avec le mépris, sombre dans les abysses immondes de l’autoglorification. Pas de doutes : elle est bien sénégalaise. Il faut être sénégalais pour se percevoir comme étant une exception sans se sentir mal. Abdoulaye Wade et dix années de discours fats, de représentations ubuesques, de grotesques mises en scène d’une « exception » et d’une « différence », de slogans crétins, sont passées par là. La chose a fini par s’ancrer dans les esprits. Mais ne blâmons pas gratuitement l’homme, il n’a en réalité fait que dire tout haut ce que nombre de mes compatriotes pensent souvent tout bas, un sourire bête aux lèvres. Le peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite : ceux qui sont à son image. Je rectifie : la chose était déjà ancrée dans les esprits. Wade n’a eu qu’à faire lever la pâte, en flattant les égos. Exception ? Dans quel domaine ? En démocratie ? Ne me faites pas rire. 2000 fut un éclair, une fulgurance. Maintenant, c’est un spectre. Modèle de paix ? Oublie-t-on que le conflit casamançais va bientôt être l’un des plus vieux de la sous-région ? Et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit d’un long dialogue tranquille. Allez le dire aux familles de toutes les victimes, militaires, civiles, ou autres. Allez parler de paix à la famille de Malick Bâ. Exception dans la transparence et la probité morale ? Allez le dire à Alex Ségura. J’en passe.  

     La vérité est que « l’exception sénégalaise » est une mythologie. Et comme toute mythologie, elle a été construite au fil des décennies, pour être crédible. Moi-même n’y ai pas échappé, un temps. Je me suis longtemps cru intelligent parce que j’étais sénégalais. Un vocable vulgaire et honteux que je ne dirai pas ici, sous lequel on désigne d’habitude, au Sénégal, les « frères » des pays voisins, avait achevé de me convaincre de ma supériorité intellectuelle, moi, sénégalais, sur le reste des autres nationalités d’Afrique. J’admettais qu’un autre sénégalais fût plus intelligent que moi. Parce qu’il était sénégalais. Mais je ne pouvais concevoir qu’un camerounais, qu’un ivoirien, qu’un malien, qu’un congolais eût pu l’être. Ce n’était pas une forme détournée de racisme (le mot est fort, je le concède) ni de différentialisme (fort aussi) ; je ne savais d’ailleurs pas ce que c’était : je n’avais pas dix ans. C’était simplement une des conséquences de cette mythologie de l’exception, que la vie au Sénégal tend à inscrire dans notre psychologie, à travers quelques topoï cons, et qui vous rend fatalement, et pire, naturellement condescendant envers les autres, envers tout ce qui n’était pas sénégalais, exception faite du blanc, sans que ce soit méchant. Il a fallu que j’entre au prytanée, et que Coulibaly, mon promotionnaire ivoirien, nous coiffe tous au poteau et nous « taille bien bon », en sixième, pour que je sorte de la torpeur dans laquelle ce mensonge social m’avait plongé. C’est à partir de là que je me suis rendu compte de la sottise de la chose. C’est à partir de là que j’ai su que non seulement je n’étais pas une exception, mais encore, que d’exception sénégalaise, il n’y en avait point. J’ai au moins été assez intelligent pour n’être pas bête.

     La vérité, c’est aussi que la croyance dans « l’exception sénégalaise » a empêché un certain nombre de révoltes qui auraient pu être salutaires. En cela, elle a été une nauséabonde hypocrisie. Sous prétexte que le Sénégal avait toujours été un pays de paix, une exception dans le genre en Afrique, un phare, un modèle de stabilité, chaque début de révolte était noyé dans un flot de morale, de référence au passé, au statut du pays, à son exemplarité, etc. Il n’y a jamais eu de putsch au Sénégal. Dieu merci. Mais de là à vouloir refuser au peuple le droit de se lever quand son droit était en jeu, cela est inacceptable. Il faut toujours avoir la justice à l’esprit. Et si le prix de la justice est la violence, il ne faut pas être lâche, ou candide. Toute violence me semble détestable, et doit l’être en effet, mais la violence ne peut être toujours éludée. Hélas, au Sénégal, le refus de la violence a conduit à des silences coupables, à des concessions suicidaires dont les sénégalais, et eux seuls, ont payé, et paient encore, chaque jour, le prix. Il est parfois dur d’être « une exception. »   Cette mythologie a été le lit d’un certain moralisme, sirupeux, tiède, hypocrite, qui voulait préserver la paix à tout prix, sans se soucier des conséquences que son caractère artificiel, superficiel, engendrerait. Je le dis comme je le pense : certaines révoltes auraient été salutaires, je les aurais préférées aux simulacres de paix que le sentiment d’être uniques et exemplaires, chez les sénégalais, poussait à accepter. Il fallait se taire même le ventre vide, se taire alors qu’il n’y avait pas d’électricité, se taire, encore et toujours. L’ « exception sénégalaise », ce mensonge, n’a fait que repousser les problèmes, les dissimuler maladroitement. Que les sénégalais, s’ils ont cru être une exception pendant tout ce temps, se détrompent : ils ont juste été hypocrites, envers eux-mêmes, ce qui est plus grave. Ils ont été, longtemps, serviles. Mon avis est que la paix elle-même est un combat. Qui s’y refuse est volontairement aveugle et se condamne.

     Mais ce 23 juin a montré que le Sénégal n’était pas une exception, et ne l’a jamais été. Son peuple est comme tous les autres : il sait se battre, même s’il a fallu attendre longtemps avant qu’il ne le fasse. C’est surtout cela qui m’a ravi, et c’est ce que j’en retiens. Il faut refuser d’être une exception. Car c’est un piège. La violence n’est pas un péché. La révolte n’est pas une barbarie. Toutes deux ont quelque chose de noble lorsqu’elles sont sollicitées par le peuple, au nom de la justice, par un élémentaire souci de ne pas se laisser écraser. Les Sénégalais, je suis enfin ravi que tout le monde le sache maintenant, ne sont ni des d’angéliques hypocrites ni de bêtes moutons, mêmes si j’ai longtemps eu peur qu’ils ne le fussent définitivement, à force d’agir comme tels. Ce sont des hommes. Ou, du moins, ils ont montré qu’ils pouvaient l’être. Il ne reste plus qu’à espérer que ce ne fut juste pas un éclair. Il reste encore des batailles à mener. J’espère en faire partie, si elles ont lieu. Je pourrais enfin être légitime pour parler de courage.  

     Et maintenant, pour sûr, bonnes vacances.

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Lau 07/07/2011 20:39


Tu as parfaitement raison pour la démocratie et croire qu'elle n'est plus en regardant celle qu'elle était cacherait mal une nostalgie franchement utopique. Donc oui, elle évolue et je saurais pas
tellement ajouter quelque chose de plus...du moins ce serait peu pertinent.
Je te souhaite un excellent retour par chez toi (si tu n'y es pas encore), auprès des faits et des hommes, mais je crois sincèrement que quelqu'un comme toi doit sûrement garder cette proximité en
lui, même à distance. Ceci dit, c'est vrai que cela ne suffit pas, et que la nécessité de s'engager plus concrètement doit mordre tout l'intérieur...
A très bientôt


M.M.S. 07/07/2011 20:52




Merci, j'y serai dans deux jours, si tout se passe bien, j'essaierai de faire des rapports. Faut juste s'arranger pour rester en vie, mais ça, j'y compte bien. Et d'ailleurs, ça se calme peu à
peu..! 


Je te souhaite d'excellentes vacances également! Beaucoup de repos, un peu de travail...=) 


A bientôt! 




Lau 06/07/2011 17:41


De retour par chez toi et la vivacité de ton article m'a saisie. Les paroles de Misa sont très sages, et je dois dire que j'ai moi-même lu ce qui fait une grande part du peuple (j'ai tort, je sais
bien, de généraliser de la sorte) français en ces temps bien caillouteux. Les Sénégalais ne sont pas une exception, ces réactions confirment simplement la faiblesse de l'homme à l'époque du chacun
pour soi, de l'égocentrisme, de l'autoglorification (le mot était bienvenu). Par ailleurs tu n'étais pas présent, mais le langage est suffisamment protéiforme pour que même à distance tu puisses en
faire usage dans une perspective de révolte. L'échelle n'est pas la même, le courage n'est pas le même mais il est bien là, parce que tes mots portent la lucidité et l'authenticité d'un jugement
franchement appréciable. Une dernière note, sans doute pessimiste...mais qu'est-ce que la démocratie aujourd'hui ? Tu l'as dit le Sénégal n'est pas une exception...parce que le Tchad serait
également une démocratie que pourtant des figures Tchadiennes - par ex - dénoncent aujourd'hui comme corrompue et hypocrite.Elles sont militantes sans être sur place, musiciennes ou écrivaines...et
n'en perdent pas leur courage ou leur légitimité. Je comprends la présence dont tu parles, mais je pense sincèrement que ta présence à toi, à l'échelle même de cette page web, a toute sa valeur.


M.M.S. 07/07/2011 20:31



Heureux de te (re)lire sur cette tribune...


Il est vrai qu'il y a des luttes à distance qui sont honorables et légitimes... Je ne sais pas si ce blog, qu'alimentent mes maigres et épisodiques notes, a encore atteint cette stature. Mais
enfin, de toutes les manières, j'y serai bientôt, et je pourrai dès lors n'avoir plus de retenue... L'engagement, ou tout ce qui y ressemble, réclame aujourd'hui plus de proximité avec les faits
et les hommes que par le passé. Sinon, ceux qui sont sur place vous traitent vite de traître ou de philosophe (ce qui, dans ce cas, est une insulte). Mais tu as raison sur un point, essentiel: il
faut que chacun, avec ses armes, à son échelle, résiste et refuse devant une situation inacceptable. J'essaie de le faire comme je peux...


Quant à la question sur la démocratie, j'abdique toute tentative de réponse. Elle m'a l'air d'évoluer avec le temps, intégrant de nouvelles valeurs (ou contre-valeurs, parfois), en rejetant
d'anciennes, qui ont fait sa force jadis... Ca tourne, quoi!



Misa leshumeursdartemis 04/07/2011 23:30


Quant à votre manque de sagesse, rassurez vous, vous avez la fougue de votre âge... c'est naturel, on se pacifie l'âge venant, forts de nos expériences. Mais ce n'est pas pour autant que les
volcans sont éteints.... Ils peuvent toujours entrer en éruption.. des fois pour des petits riens.... ou pour des causes perdues. C'est rassurant... la jeunesse quelque part nous habite encore.


M.M.S. 07/07/2011 20:15



J'espère que vous avez raison. Rien ne vaut la tranquillité, pour regarder les jours défiler lentement... Eh bien, en attendant ce moment béni, je vais veiller à ce que le volcan reste
raisonnablement actif...=) 



Misa leshumeursdartemis 04/07/2011 23:25


Mon avis est que la nature humaine, quelle que soit notre culture, a beaucouup de points communs... L'autosatisfaction ? Un phénomène bien français ! L'hypocrisie aussi !!! Je crois que nous sommes
entrés, à l'ère du chacun pour soi, les autres qu'ils se débrouillent. D'ailleurs je n'échappe peut être pas à cette règle. Mais l'âge étant venu j'ai pris un peu de recul et me plait à savourer
des petits riens de la vie, minuscules... mais que d'aucuns ont oublié, ou qu'ils ne savent plus voir, tellement obnubilés par le quotidien. Sinon je me porte quasiment bien, un long we dans les
terres bretonnes, une réunion familiale traditionnelle avec la fratrie de mon conjoint, le soleil au rendez vous, cela vous requinque. A très bientôt...


M.M.S. 07/07/2011 20:08




"Prendre du recul..." Elégante attitude que j'adore, quoique je n'arrive pas toujours à la mettre en pratique. Bienheureux ceux qui, comme vous, ont le pouvoir (et le droit, pardi!) de le
faire... Quant à "l'ère du chacun pour soi", je ne puis qu'être d'accord. Cela a toujours été ainsi, peut-être. Mais là, ça empire... J'en arrive à me demander si l'autre, du statut
"d'autre-qui-m'est-indifférent", ne tend pas à devenir "l'autre-ennemi", à qui l'on sourit, hypocritement, bien entendu... C'est cela qu'il faut éviter... 


Vos vacances ont la classe... Et n'allez plus "quasiment bien", portez-vous "totalement bien", c'est un ordre =)!


A bientôt!




leshumeursdartemis 04/07/2011 15:16


Nul homme n'est une exception, Il réagit dans un contexte, mais il reste un homme avec ses faiblesses. Qu'ils soient Sénégalais ou d'ailleurs, les hommes restent toujours des hommes. Instinct
grégaire, mouton de Panurge... j'oserai dire qu'il est difficile de se fier à l'homme. Sachons garder nos distance, restons en harmonie avec soi, c'est déjà très difficile. Que sait on de l'homme
qui succèdera à celui d'aujourd'hui ? La culture africaine m'est trop étrangère pour que je puisse sainement réagir à ce billet, moi qui ne comprend pas toujours la mienne. Mais je pense que vous,
qui êtes à mon sens très curieux, pourriez lire avec quelqu'intérêt deux pavés du même auteur, Howard Bloom, "Le Principe de Lucifer" Edition "le Jardin des Livres". Le tome 2 s'intitule le
"cerveau global". Je reprends régulièrement la lecture de certains passages de ces ouvrages. Très bonne journée.


M.M.S. 04/07/2011 23:16



Encore des mots plein de cette sagesse qui me manque tant, dans mes emportements convulsifs... La culture africaine? Extrêmement protéiforme, comme vous en avez d'ailleurs eu le soupçon, parlant
des Hommes... Simplement, hélas, je crains qu'elle ne s'attarde plius du côté de l'hypocrisie que de la justice, de l'autosatisfaction que du travail... 


Merci pour les consJe m'y lancerai dès qu epossible, ces vacances-ci. J'espère que les vôtres se passent bien. Portez-vous bien, et à bientôt.