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Sur cette critique qui manque

20 Septembre 2016 , Rédigé par Mbougar

Que la «littérature africaine francophone» -laissons provisoirement de côté les difficultés que soulève parfois l'expression- doive s'accompagner d'une critique, voilà un constat sur lequel tout le monde s'accorde. L'on en convient même si bien que, depuis plusieurs années désormais, une abondante production critique la promeut, la commente, la signale, la réfléchit. Du fait même de sa profusion, cette masse de discours critiques prend plusieurs formes, qui diffèrent par leur ton, leur orientation, la profession de leurs auteurs, leurs supports, leur format ou encore leur approche. Il y en a kyrielle, en somme.

Il en est une, cependant, qui me semble manquer, et dont je regrette d'autant plus l'absence que je la tiens pour la plus nécessaire de toutes -non la plus savante, pas forcément la plus objective, point même la plus juste, mais simplement : la plus nécessaire- : celle des écrivains entre eux. Les écrivains africains se lisent peut-être (du moins, il faut le supposer ou l'espérer) mais ils ne se critiquent pas -ou si peu- publiquement. Or toute littérature dont les écrivains ont déserté, abandonné le champ critique finit immanquablement par s'essouffler puis péricliter. Et à supposer que ce ne soit pas encore le cas de la littérature dite africaine francophone, dont on salue un peu partout, depuis quelques années, la fécondité, la fraîcheur, l'originalité, ne doutons pas une seule seconde que cela finira par l'être. A moins que ceux qui l'écrivent acceptent aussi, et ce sera le cœur de mon propos, de la critiquer -c'est-à-dire de se critiquer entre eux et, le faisant, de la maintenir dans une tension et une vigilance critiques perpétuelles, desquelles jailliront, et surtout, perdureront créativité esthétique, exigence poétique, souffle littéraire.

L'enjeu théorique

Nécessaire, la critique littéraire entre écrivains l’est d’abord parce qu’elle pose, le mieux sans doute, les débats théoriques qui traversent la littérature africaine francophone. Je veux dire en cela que, dans l’histoire littéraire africaine, chaque fois que les écrivains, par une mutuelle critique, ont pris en charge et posé frontalement les grandes questions esthétiques, politiques et morales de leur littérature, celle-ci a gagné en intérêt, en force de proposition, en vigueur. C’est lorsque ses écrivains se sont lus et interrogés, c’est lorsqu’ils ont pris part au débat et réfléchi aux enjeux de leurs différentes écritures, que la littérature africaine francophone, faisant retour et intellection sur elle-même, se regardant sans complaisance, s’est le plus fortement affirmée. Il y aurait quelques exemples notables à donner, mais je n’en retiendrais qu’un seul, qui, par son retentissement et, surtout, l’intérêt qu’il suscite aujourd’hui encore, me semble le mieux illustrer l’importance que la critique entre écrivains revêt dans le questionnement sur la littérature africaine francophone –donc la littérature.

Mais une question, d’abord: en quels termes, aujourd’hui, se formule ce questionnement dans l'espace francophone? En ceux-ci, à peu près: que signifierait une littérature africaine? quelle serait sa spécificité? comment la reconnaître? quel serait son rôle? devrait-elle être engagée ou non? que signifie être un écrivain africain? un écrivain africain peut-il se dire «écrivain tout court»? Peut-il «chanter pendant que Rome brûle»? J’exagère sans doute un peu: il existe d’autres questions fondamentales qui traversent la réflexion contemporaine sur la littérature africaine francophone. Mais celles que je viens de poser sont encore très vives et suscitent de nombreux débats. Or, d’où sortent toutes ces questions relatives à l’identité –c’est bien de cela qu’il est question- de la littérature africaine? De la célèbre critique –voilà mon exemple- que Mongo Beti fit à Camara Laye. Rappelons brièvement l’épisode. En 1953, le romancier guinéen Camara Laye publie L’Enfant noir, un roman largement autobiographique. En 1954, Mongo Beti, dans la revue Présence Africaine, publie un article fameux, intitulé «Afrique noire littérature rose». Il y critique le livre, reprochant à son auteur d’avoir «fermé les yeux sur les réalités les plus cruciales», d’avoir parlé d’une «Afrique belle, paisible, maternelle» au lieu d’instruire le procès du colonialisme et de dénoncer ses affres. L’article fait polémique. Les intellectuels et écrivains africains, Senghor en tête, prennent parti. En creux, la réflexion sur la littérature africaine francophone était déjà posée, et les germes de quelques-unes des questions qui l’agitent aujourd’hui se trouvaient déjà dans l’article de l’immense Mongo Beti. Et peu importe, finalement, que ce dernier fût en tort ou non (il l’était dans le fond, à mon avis); l’essentiel a été qu’en s’engageant, comme écrivain, dans la critique d’un confrère écrivain, il a jeté les bases d’un débat de fond dont la dynamique a, par la suite, contribué à des partis pris esthétiques marqués, en rupture ou plus nuancés. La littérature africaine francophone y a gagné. En théorie et en pratique.

A l'avant-garde des débats esthétiques

Cette forme de critique, non seulement amorce des questionnements esthétiques et éthiques sur la littérature africaine francophone, mais encore, les renouvelle lorsqu’ils sont éculés ou en perte de vitesse. En d’autres termes, si ce sont les écrivains, en se critiquant, qui indiquent les préoccupations qui les travaillent sourdement, ce sont aussi eux, par le même geste, qui défrichent, annoncent, pressentent les enjeux à venir. La théorie littéraire et universitaire, je crois, a souvent un léger temps de retard sur les grandes questions esthétiques autour de la littérature. Cela tient à la nature même de sa démarche. Outre le fait qu’elle vient toujours a posteriori, pour accompagner les œuvres (theôria, en grec ancien, signifie ce qui fait cortège, ce qui accompagne et regarde), il me semble que la théorie explore et développe bien souvent des hypothèses critiques dont les écrivains ont d’abord eu l’intuition.

Dans la littérature africaine francophone, l’exemple le plus frappant de ces écrivains à l'avant-garde de la critique concerne la notion de «migritude». On la doit à l’infiniment honorable Jacques Chevrier, qui est universitaire. Mais avant lui, dans un article que tous les thésards et spécialistes en littérature africaine francophone ne peuvent ne pas citer sous peine de damnation millénaire, l’idée d’une nouvelle vague d’écrivains immigrés, désireux de n’être pas réduits à leurs origines africaines, habitant l’entre-deux culturel qui a été leur condition, et assumant entièrement une subjectivité décentrée par rapport à la terre natale ou maternelle, libre d'aborder n'importe quelle thématique, avait déjà été «esquissée» par Abdourahman Waberi, universitaire lui aussi, mais d'abord écrivain. Qui a lu ses confrères et qui en a tiré une hypothèse peut-être contestable en bien des points (et ô combien contestée, parfois même par les écrivains qu’il incluait dans le groupe) mais dont la postérité a donné lieu à un incalculable nombre de gloses, citations, commentaires, hypothèses, conjectures, réfutations, prolongements, ruptures, analyses.

Qu'en conclure? Ceci: dans l'histoire de la littérature africaine francophone (et c'est vrai pour toute autre littérature), c'est quand les écrivains eux-mêmes se critiquent que le cadavre remue, que l'esthétique est en débat, que des enjeux apparaissent, que des écritures nouvelles apparaissent, que quelque chose d'essentiel se passe.

Constituer une vigie littéraire

Nécessaire, la critique non complaisante entre écrivains l'est parce qu'elle assure la pérennité même de la littérature africaine francophone -je veux dire: sa survie. Car oui: de façon élémentaire, que les écrivains africains de langue française doivent se critiquer entre eux est une question vie et de qualité littéraires.

La littérature vit quand les écrivains en font sérieusement leur affaire. Et que signifie donc «faire sérieusement de la littérature son affaire»? Au premier chef, l'écrire, bien sûr. Mais aussi en parler. Je suis de ceux qui croient que personne, mieux qu’un écrivain, ne sait parler de l’écriture. Et par parler de l’écriture, je n’entends pas la glose savante, mais quelque chose de plus essentiel encore, qui se trouve dans le rapport intime à la langue et dans la manière dont celle-ci parvient à créer de l’émotion. Qui touche à l’artisanat de la langue comme à sa force poétique. Quelque chose, enfin, qui sait voir dans le travail de l'écriture une vision du monde. La littérature et l'écriture ne m'ont jamais paru aussi essentielles, nécessaires, que quand les écrivains eux-mêmes la défendaient avec passion.

Il faut, au sein la littérature africaine francophone, que les écrivains soient les premiers à se pencher sur leurs lettres. Qu'ils en soient les premiers gardiens. Cela implique d'écrire leurs propres livres, mais aussi de parler des livres de leurs contemporains. Etre au courant, en somme, de ce qui se publie, et ne pas craindre d'en parler franchement, d'en rendre compte. C'est ainsi qu'une littérature avance, du moins, garde une certaine vigueur: quand ceux qui la produisent acceptent d'en être les premiers critiques, d'en constituer les premières vigies, d'en former la garde rapprochée. Descendre dans l'arène critique au nom de la littérature, et parce qu'on aime écrire, tout simplement. Parler du rythme des phrases, parler de la vie des personnages, parler de l’opportunité et de la crédibilité des scènes, évoquer le sens de la narration, critiquer le style, s’extasier devant une langue, traquer les tics d’écriture, s’incliner devant une poésie soudaine, déceler les métaphores faibles, tirer son chapeau aux dialogues vifs, fustiger les images banales, honorer un sens de la ponctuation, conchier les clichés faciles, saluer les trouvailles, jalouser telle phrase qu’on a lue sous une autre plume et que l’on aurait aimé pouvoir écrire, s’émouvoir d’un talent. En d’autres termes: se lire et se critiquer parce que l’écriture et la littérature comptent et doivent compter lorsqu’on est écrivain.

De la saine crainte du regard des pairs

L'enjeu de la qualité littéraire doit en premier lieu être posé par les écrivains. En se lisant, en se critiquant régulièrement, ils établissent, sans jamais le formaliser, une espèce de critérium qui, naturellement, haussera la valeur littéraire des livres publiés et maintiendra la qualité à un grand niveau. Aucun auteur, sachant que tel ou tel écrivain reconnu va le lire et le critiquer vraiment, n'osera se relâcher ou céder à la facilité. Chacun mûrira sa phrase. Nul ne se laissera aller. L'émulation entre les écrivains est plus redoutable que la présence des critiques littéraires professionnels, aussi virulents soient-ils; et l'on craint toujours plus le jugement de ses pairs que celui de tiers extérieurs. Il faudrait, dans la littérature africaine francophone, que publier (re)devienne un acte essentiellement inquiet; en sorte qu'au moment de publier, l'auteur reconnu dans le milieu, quels que soient son œuvre, sa réputation, son pedigree, son âge et ses distinctions, qu'il s'appelle Monenembo, Ken Bugul, Tchak, Diome, Mabanckou, Bessora, Sarr (Felwine), Beyala, Alem, Boum, Bofane, Wabéri, Miano etc., comme le celui qui débute, aussi inconnu ou prometteur soit-il, qu'il se nomme Bah, Effah, Elgas, Radjabou, Ondjaaki, Fiston, Lobe etc, puissent éprouver la même crainte et la même excitation: celles d'être lus et jugés par des écrivains. Non pas systématiquement -ce n'est ni concours, ni examen ni procès- mais régulièrement.

Il n'est pas question ici de faire de l'écriture un élitisme; il s'agit de la subordonner à une exigence. Or l'exigence suppose une confrontation, des échanges, des critiques, des attentes, des partis pris, parfois des polémiques, toujours un jugement. Non pas un décret divin, mais un jugement argumenté, appuyé sur des éléments, faillible et contestable sans doute, mais toujours exprimé de manière claire Le défi, naturellement, est que ce jugement soit toujours porté sur un texte et non sur une personne, sur une langue et une esthétique plutôt que sur un Homme., et cela quel que soit le sens de la critique, positif ou négatif.

Ni connivence ni violence: le défi de la justesse

Bien évidemment, cela pose le problème des Hommes, des émotions, de leurs relations. C'est là que les choses se gâtent. La littérature africaine francophone est un petit monde -d'autres diront, pour désigner la même chose, une grande famille. Avec ses retrouvailles, ses fêtes, ses réseaux, ses passages obligés, ses prix, ses lieux sacrés, ses hiérarchies tacites, ses inimitiés tues, ses rivalités secrètes, ses petites jalousies, son linge sale, mais aussi ses grandes amitiés, ses sincères admirations, ses réelles bienveillances, ses histoires touchantes, ses souvenirs heureux. C'est une banalité que de le dire: c'est un milieu qui fonctionne comme une mini-société, dans laquelle des écrivains, des éditeurs, des journalistes, des libraires, des critiques, se fréquentent, s'aiment, se lient, s'allient, se déchirent, se détestent, s'envient, se critiquent en secret, se rendent service, s'aident, se quittent et se trahissent. La plupart du temps, tous les membres du milieu le savent, en discutent parfois en privé, mais parviennent en public à sauver les apparences par de subtils équilibrismes et silences.

Dans un contexte semblable, il est très difficile, certes, pour les écrivains qui se retrouvent lors des mêmes festivals, participent aux mêmes mondanités et raouts littéraires, se rendent aux mêmes salons, font ensemble les mêmes voyages, et qui ont fini par nouer des liens, de se critiquer publiquement (ici, je parle d'une critique qui ne soit pas positive). Et cela peut être compréhensible: les affects entrent toujours, qu'on le veuille ou non, en ligne de compte. L'on a peur de blesser l'ami, l'on craint de déclencher de polémiques, l'on craint de se fâcher, l'on se ménage, l'on se caresse. Parfois au détriment de la vérité quant à la qualité d'un texte. Le grand défi, si les écrivains africains francophones doivent se critiquer, et ils le doivent, sera de faire la part des choses entre le texte, dont le jugement ne doit obéir à aucune bienveillance tronquée ou inimitié personnelle, et l'écrivain qui a proposé ce texte à la lecture.

Il est vrai que rien ne s'oppose plus à la littérature que ce qui l'accompagne comme son ombre et a soutient pourtant: la vie littéraire (qui est absolument nécessaire, qu'on s'entende). Mais il faut se demander, lorsque le conflit se noue, laquelle compte vraiment. Pour ma part, très clairement, il s'agit de la première. Se critiquer entre écrivains, même quand on est amis, est nécessaire et salutaire pour la littérature, encore faut-il savoir le faire en gardant à l'esprit la seule exigence quant au texte. Car elle seule sait garder de la connivence complaisante ou de la rudesse malpolie. Je crois en une critique littéraire débarrassée de l'ego, qui puisse être franche, juste et exigeante sans pour autant sombrer dans l'éloge complaisant ou l'invective violente. Cela ne signifie pas qu'elle doive être tiède, «thèse antithèse synthèse»: le parti pris doit toujours être clair et défendu.

Pour ne pas conclure

L'on me répondra -et l'on n'aura peut-être pas tort- que ce n'est pas le rôle des écrivains de se critiquer. Que leur seule occupation doit être d'écrire. C'est un argument qui a sa légitimité, et que j'entends parfaitement, mais je lui opposerai celui-ci: un écrivain est avant tout un lecteur; et s'il est exigeant vis-à-vis de son écriture, il doit aussi l'être vis-à-vis de ses lectures. C'est par respect élémentaire pour la littérature, par amour pour son art, qu'il doit lire et critiquer. Il y a quelques chose de très confortable à ne pas dire son avis. Quelque chose de très dangereux aussi, car ce n'est que parce qu'on se tait que les mauvais livres peuvent proliférer, que la qualité peut baisser, que n'importe quoi peut se publier. Or, si les écrivains ne sont pas les plus légitimes et les mieux indiqués pour prendre fait et cause pour leur art, qui donc l'est? Oui: j'appelle à un certain engagement: un engagement esthétique et critique, le seul qui vaille vraiment à mes yeux, car le seul qui fasse l'honneur de ce que j'aime et tiens pour essentiel.

Reste désormais à savoir si les écrivains africains francophones en seront capables. De critiquer leurs pairs et -ce qui est autrement plus difficile pour leur ego- de se faire critiquer par eux. L'on verra.

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M
Bonjour Mbougar, félicitations, article très intéressant et instructif. La critique est évidemment une nécessité, mais tu sais aussi qu'il y a un fait culturel qui confine chez nous à la complaisance et qui fait que toute critique objective sur une oeuvre et qui décèlerait des manquements ou des insuffisances passe très souvent, aux jeux du "critiqué" pour de la méchanceté, de la jalousie. De sorte que dès que vous publiez un ouvrage, et même si sa qualité est très contestable, on vous présente comme un génie, on vous vous aux gémonies. Mais heureusement que le jugement des lecteurs et celui de l'histoire sont les plus pertinents.
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K
Bonjour M. Sarr
J'ai beaucoup aimé votre article et j'adhère totalement, même si je ne suis pas écrivain. J'espère que vos " confrères " répondront à votre appel. Ayant lu vos critiques des livres de Felwine et de Sémou Mama Diop ( que je ne retrouve plus sur ce blog, au passage ) j'attends avec impatience votre prochaine "dissection ". Pourquoi pas Ken Bugul ? Une vieille promesse ?

Merci et au revoir sur cette page.
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N
Quand on me demande : as tu lu Mbougar ? Et ?

Moi : Oui , il ecrit super bien mais il est élitiste et j'avoue que ce n'est pas mon genre de litterature , ce n'est pas une litterature que je qualifierai de directement utile ...

Ceci n'a peutetre rien a voir avec ton post mais fallait que je le dise
Bonne continuation
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N
Ouuuuuh la , je pense que je suis incomprise ...

Il n'a jamais ete question de ne pas aimer vos ecrits ( merci de me rappeler au vouvoiemnt ) , a vrai dire j'en suis fan, inutile de vous dire le nombre de texte que j'ai lu sur ce blog .

Et en ecrivant "genre" , je pensais aux genres litteraires ...
pas directement utile dans le sens ou , il n'est pas facile de vous lire , vous utilisez beaucoup de profondeur pour dire des choses tres simples , apres avec un vocabulaire comme le votre , le choix est la . Et je pense que c'est exactement pourquoi , JE m'attarde plus sur le style et la langue ( inutile a mon humble avis ... ) , que sur les idees . le sens de votre pensee , la reflexion philosophique , qui pourtant est excellente et de surcroit UTILE .
Ce que je pense de ce texte ? Pertinent et veridique , cependant il y a un fait , l'africain n'aime pas les critiques ( je dirais meme suceptible ) , meme sur la platteforme litteraire , d'intellectuels . La complaisance , plus qu'une culture , est un besoin .La question est comment devenir critique et imposer et accepter les critiques .

Je ne reponds que maintenant , parce que je ne savais pas quoi vous dire , j'etais simplement choquee ( un tantinet exagere ) par votre reponse
Bon Week-end
M
Que des personnes, dont vous, n'aiment pas ce que j'écris, encore heureux: l'inverse aurait été effrayant. Aucun problème avec ça.
Que vous me trouviez élitiste, c'est un jugement qui reste à argumenter, mais pourquoi pas, après tout.

Je serais en revanche curieux de savoir ce que vous entendez par "littérature directement utile" (de savoir aussi, si possible, ce que vous pensez des idées développées dans ce texte).

Merci et bonne continuation à vous!