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Quelques mots sur grand-mère et sur Terre ceinte...

24 Février 2015 , Rédigé par Mbougar

Longue pause sur « Choses revues ». Deux raisons principales.

La première, la plus importante, est que j’ai eu du mal, pendant un temps, à écrire la suite du « Cortège heureux ». Non par manque d’inspiration ou de choses à dire, mais parce qu’une question morale s’est mêlée à l’entreprise. Très étrange. Du jour au lendemain, j’ai commencé à penser que j’étais dans une forme d’impudique déversement que ma grand-mère n’aurait peut-être pas aimé. Jusqu’à la vingt-troisième lettre, cette question de la pudeur ne s’était pas posée (ou en tout cas pas de cette manière) ; au-delà, elle m’a empêché d’écrire. Elle est désormais résolue. Je continuerai à écrire. Le cortège doit continuer.

***

La deuxième raison est celle dont j’ai le plus de mal à parler. Par (fausse) modestie, par un imbécile snobisme, par réelle gêne. Mais enfin, il ne s’agit pas moi ici, mais de littérature. Quelques uns de mes lecteurs le savent peut-être déjà, en effet. J’ai publié fin décembre 2014 mon premier roman, Terre ceinte, aux Editions Présence Africaine. On peut le commander sur le site de l’éditeur (voir lien), via la FNAC ou via une poignée de sites de libraires comme ici, , encore ou par ici toujours (les délais peuvent être longs). Sinon, il est également disponible directement à la librairie Présence Africaine : 25 bis Rue des Ecoles, 75005 Paris.

Le livre fait son chemin. J’assiste à son aventure, de tout près et à la fois de très loin. J’ai l’impression, pour reprendre une métaphore connue, que je suis sa mère, mais qu’en grandissant, il m’échappe un peu. C’est tant mieux, il faut qu’il s’échappe, vive avec d’autres. C’est sa raison d’exister Je me suis remis à écrire autre chose. Terre ceinte est un livre très récent, mais d’une certaine manière, il faut pour moi qu’il soit déjà passé. C’est la condition de l’écriture.

Quelques camarades ont eu la gentillesse d’en parler sur des blogs, sur les réseaux sociaux, autour d’eux. Je leur en suis reconnaissant. D’autres -je les en remercie- lui ont consacré des articles, voire des « analyses », si le terme n’est pas trop pompeux. C’est le cas ici, longuement. Et, plus succinctement, mais toujours avec efficacité, .

Il y a aussi une belle critique du Bondy Blog, que vous pouvez lire ici.

Je ne laisse pas toujours le livre seul aux mains des autres cependant, et parfois, je dois l’accompagner. Banalement, en faire la promotion.

J’en ai donc parlé dans l’émission La Danse des mots, sur R.F.I., à laquelle Yvan Amar avait eu la gentillesse de me convier. C'est sur ce lien.

Daniel Picouly m’a également fait l’honneur d’une invitation. J’ai parlé de Terre ceinte sur le plateau de Page 19, sur France Ô. Retrouvez cet entretien .

C’est tout. Il y aura peut-être d’autres choses bientôt. Je les relayerai ici si elles se confirment.

Voilà. Le livre fait son chemin. Il est arrivé et en vente (enfin) au Sénégal, à la « Librairie aux 4 vents » même si le prix (13500 francs CFA), je trouve, y est un trop élevé (mais ce sont des paramètres sur lesquels je n’ai pas une grande maîtrise).

Le plus important dans toute cette histoire, bien sûr, ce sont les retours de lecteurs. Des amis, des inconnus, des lecteurs et lectrices de Terre ceinte, qui m’écrivent spontanément, me parlent, pour me donner leurs impressions, me poser des questions, m’exprimer leurs réserves. Me faire part de leur expérience de lecture, tout simplement. Echanger. Ca, c’est irremplaçable. Au-delà des félicitations (merci, merci !), il n’y a rien de plus plaisant (et de plus intimidant) pour moi que de savoir que Terre ceinte est lu, et qu’il soulève des discussions, de l’émotion, du plaisir, des incompréhensions, du débat. Ce sont les lecteurs qui font la deuxième vie d’un livre, sa vie officielle, publique. Je n’ai pas encore répondu à certains d’entre eux et m’en excuse. Mais je le ferai. Le plus vite possible. En attendant, je les remercie sincèrement.

Ouf, voilà, c’est enfin fait. Je peux passer à autre chose.

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Liliano Badiaano 24/02/2015 12:48

Kon me fasse vite signer ce CDCe kil voudront ma daw dioubalidjii nienti ngélaw